3-L’entre-deux dans les Etudes sur l’hystérie copie

Précisons dès le départ qu’il ne s’agit pas de repérer l’entre-deux dans l’ensemble des textes qui composent les Études sur l’hystérie. « Psychothérapie de l’hystérie », c’est le chapitre théorique qui clôt les Études. Il est signé de la main de Freud (Breuer ayant signé un autre chapitre intitulé « Considérations théoriques ») et contient plusieurs notions intéressantes pour notre propos.

Il faut cependant toujours s’efforcer de distinguer entre ce qui fait référence à l’hybride, au mélange, à ce qui se trouve « à mi-chemin » et l’entre-deux tel que j’essaie de le mettre en évidence. Autrement dit, un entre-deux au sens générique et un entre-deux comme opérateur efficace dans les formations psychiques. Par exemple, aux pages 284 et suivantes, Freud mentionne les névroses mixtes, mélange de psychonévrose et de névrose actuelle, et dit même que la plupart des névroses rencontrées sont de type mixte. C’est l’entre-deux générique, au sens banal de ce qui se trouve comme mélange ou comme position à mi-chemin. Je vous propose de porter attention à un entre-deux fonctionnel.

Ainsi, dans les Études, l’entre-deux au sens spécifique que je cherche à identifier se profile aux pages 294 et ss. lorsque Freud discute de la défense du moi face à la représentation inconciliable, représentation qui, dit-il, suscite une force de répulsion. La force en question se constate quand le travail d’analyse s’approche de l’idée inconciliable et se heurte alors à une résistance accrue. Freud propose que la force ainsi rencontrée est celle-là même qui avait contribué à repousser la représentation une première fois :

« …j’ai à surmonter par mon travail psychique une force psychique chez le patient, laquelle s’oppose aux devenir conscient (remémoration) des représentations pathogènes. (…) Ce pourrait bien être la même force psychique qui avait coopéré à l’apparition du symptôme hystérique et avait empêché à l’époque le devenir conscient de la représentation pathogène. » (p. 293-294)

L’entre-deux, nous allons donc le voir apparaître du fait de la résistance qui s’oppose à l’émergence de la représentation pathogène elle-même. À cette époque, Freud recourt encore à la pression de la main sur le front des patients pour les inciter à se souvenir. Il constate alors que

« la représentation pathogène prétendument oubliée se trouve chaque fois disponible “à proximité” ; elle peut être atteinte par des associations facilement accessibles ; il s’agit seulement d’écarter tel ou tel obstacle » (p. 296.)

Toutefois,

« ce n’est pas toujours un souvenir “oublié” qui émerge sur la pression de la main (…) beaucoup plus fréquemment émerge une représentation qui, dans la chaîne d’associations, est un maillon intermédiaire entre la représentation de départ et la représentation pathogènes recherchée, ou bien encore une représentation qui constitue le point de départ d’une nouvelle série de pensées et de souvenirs, à la fin de laquelle se trouve la représentation pathogène » (p. 296-297, italiques ajoutés.)

Voilà donc un entre-deux au sens assez spécifique que nous cherchons à lui donner. L’idée de maillon intermédiaire est en effet un élément que nous rencontrerons souvent sous d’autres appellations à travers les écrits de Freud. Ce sera le cas du souvenir de couverture (1899) qui se présente comme une scène en apparence banale, mais qui arrive en lieu et place d’une scène ou d’une histoire bien plus significative et qui, dans l’après-coup, se répercute sur plusieurs autres situations et à diverses époques de la vie du sujet. On retrouvera la même idée dans L’interprétation du rêve, quand il est question du matériel surdéterminé servant à faire le pont entre les pensées de rêve et le rêve manifeste, ou encore dans les « ponts verbaux » aussi détectés par Freud dans le travail de rêve. Aussi tard que 1937, dans les dernières pages de « Constructions dans l’analyse », Freud fait encore référence à ce phénomène grâce auquel surgissent, dans l’esprit des patients,

« des souvenirs vivaces , qu’ils qualifiaient eux-mêmes d’“excessivement nets”, mais ils se souviennent non pas tant de l’événement qui était le contenu de la construction que de détails voisins de ce contenu.» (OCFP XX, p. 70.)

Nous dirions que, avec sa fonction de pont, ce qui revient en mémoire est, avec le contenu construit, dans un rapport tangentiel. Nous avons donc un entre-deux authentique, vraiment dynamique, au sens où il ne s’agit pas de la simple position intermédiaire, « géographique » ou « à mi-chemin », mais d’une fonction spécifique de jonction entre deux éléments disparates: la construction et le contenu refoulé. Mais ce rôle peut n’être tenu que tangentiellement, « par la bande » et peut donc facilement passer inaperçu.

Cela sonne tout à fait comme cette notation des Études, écrites 40 ans plus tôt:

«  On reconnaît donc le souvenir pathogène, entre autres marques distinctives, à ce qu’il est qualifié par le malade de non essentiel et n’est pourtant exprimé qu’avec résistance. » (OCFP II, p. 306.)

S’il n’en tenait qu’à l’opinion du patient, ce contenu serait donc à négliger, mais la réticence à y porter attention signale une résistance, indice qu’il y a lieu de s’y attarder.

Corps étranger et infiltrat

Dans les Études, l’entre-deux peut encore prendre une forme particulière, plus « intriquée ». Cette forme apparaît quand Freud s’attarde à décrire la nature de la formation psychique pathologique, le « groupe psychique pathogène », dans l’hystérie. Il souligne alors que la notion de « corps étranger » n’est pas appropriée à son propos. À première vue, cela peut surprendre, puisque, comme Freud lui-même le remarque, cette notion de corps étranger est bien présente dans les pages des Édudes. Elle est là dès la Communication préliminaire :

« nous devons (…) affirmer que le trauma psychique – ou plus précisément le souvenir qu’on en a – agit à la manière d’un corps étranger, lequel doit avoir valeur, bien longtemps après son intrusion, d’un agent exerçant son action dans le présent… » (OCFP, II, p. 26.)

Il nous faut donc relire attentivement pour bien saisir la différence entre « corps étranger » et ce que Freud appelle maintenant un infiltrat :

« Au tableau ainsi obtenu de l’organisation du matériel, je vais encore rattacher telle ou telle remarque. Nous avons dit de ce matériel qu’il se comporte comme un corps étranger ; la thérapie agirait donc comme l’ablation hors du tissu vivant d’un corps étranger. Nous sommes maintenant en mesure de voir en quoi cette comparaison es défectueuse. Un corps étranger ne rentre aucunement en relation avec les strates de tissu qui l’entourent, bien qu’il les modifie et leur impose une inflammation réactionnelle. Par contre, notre groupe psychique pathogène ne se laisse pas dégager du moi avec précision, ses strates externes se fondent de tout côté dans des éléments du moi normal, faisant à vrai dire tout autant partie ce dernier que de l’organisation pathogène. La limite entre les deux devient dans l’analyse purement conventionnelle, mise tantôt ici, tantôt là, ne se laissant à certains endroits pas même repérer. Les strates internes deviennent de plus en plus étrangères au moi, sans que pour autant la limite du pathogène ne se fasse où que ce soit visible. L’organisation pathogène ne se comporte pas vraiment comme un corps étranger, mais bien plutôt comme une infiltrat_._ Dans cette comparaison, c’est la résistance qu’il faut prendre comme l’élément infiltrant. La thérapie consiste d’ailleurs, non à extirper quelque chose – aujourd’hui la psychothérapie n’en est pas capable –, mais à faire fondre la résistance et à ouvrir ainsi à la circulation la voie menant à un domaine aujourd’hui fermé. » (OCFP, II, p. 317, italiques ajoutés.)

On voit ainsi se dégager une nouvelle forme parmi celles que peut prendre l’entre-deux. Non seulement il ne s’agit pas d’interposition, mais ce n’est pas non plus un simple mélange. Il s’agit d’une interpénétration, d’une infiltration dont le résultat est que, d’une part, l’organisation pathogène ne peut être attribuée entièrement ni au souvenir traumatique ni au moi, mais que, d’autre part, il n’est pas possible de dire quelle partie revient à qui.

Dans le Manuscrit K qui accompagne la lettre 85 adressée à Fliess le 1er janvier 1896, donc après la parution des Études, Freud avance la même idée, mais vette fois en parlant de « représentation-frontière », « parce que, d’une part elle appartient au moi conscient,  et que, d’autre part, elle constitue un fragment non-déformé du souvenir traumatique. » (Lettres à W. Fliess, p. 219.)

La seule chose que Freud affirme est que c’est la résistance (encore elle) qui joue le rôle d’infiltration. La résistance, donc le moi, prend une part active dans la constitution de l’organisation pathogène, ce qui donne à cette dernière une autre raison de résister à sa décomposition par le travail d’analyse. C’est que non seulement ce travail s’approche de ce qui a suscité la résistance à l’origine (la représentation inconciliable) mais que, désormais, suite au travail d’infiltration, modifier cette organisation c’est s’en prendre à une partie du moi lui-même! On ne parle donc pas de « corps étranger », mais force est de constater que la notion d’infiltrat signifie que le moi devient en partie étranger à lui-même. L’infiltrat est donc un entre-deux d’une sorte toute particulière puisque, plutôt que de servir de pont, il rend impossible de trouver une frontière nette entre le moi et le groupe pathogène. Nous aurons sans doute à revenir sur ce cas qui n’est peut-être pas aussi particulier qu’il n’en a l’air.

À présent, demandons-nous d’abord ce que Freud entend par « organisation pathogène ». Dans les pages qui précèdent la citation rapportée (p. 314-316), il a tenté de nous en donner une description sous plusieurs angles: il parle d’une distribution dans un ordre chronologique linéaire; ensuite d’une organisation par strates concentriques, chaque strate concernant un thème, et finalement

« une troisième sorte d’ordonnancement, la plus importante, sur laquelle il est moins facile d’énoncer quelque chose de général. C’est l’ordonnancement selon le contenu de pensée, la connexion au moyen du fil logique parvenant jusqu’au noyau, qui peut correspondre dans chaque cas à une voie particulière, irrégulière, aux multiples coudes. Cet ordonnancement a un caractère dynamique, à l’opposé du caractère morphologique des deux stratifications mentionnées précédemment. Alors que ces dernières devraient être présentées, dans un schéma exécuté dans l’espace, par des lignes rigides courbes et droites il faudrait suivre le cours de l’enchaînement logique avec une baguette qui, par les voies les plus tortueuses, allant des strates superficielles vers les strates profondes et inversement, avance pourtant en général de la périphérie vers le noyau central, touchant obligatoirement ici toutes les stations, donc comme les zigzag du cavalier, pour résoudre un problème, parcourt les cases de l’échiquier.”

Si nous essayons de nous représenter visuellement, c’est-à-dire « dans un schéma exécuté dans l’espace », ces trois sortes d’ordonnancement, nous obtenons d’abord un schéma général qui pourrait ressembler à ceci:
Ordonnancements.png
Les rayons convergeant vers le centre ( A, B, C, etc.) correspondent à l’ordre chronologique; les cercles concentriques (1, 2, 3 …) correspondent à l’ordonnancement thématique. Quant à l’ordonnancement du troisième type, dont Freud dit qu’il est le plus important, on peut l’imaginer ainsi: Parcours du cavalier.png
On imagine effectivement les « sauts du cavalier » dans le jeu d’échecs. Ici, le travail de remémoration du patient peut parcourir tous les croisement comme le cavalier parcourt les cases de l’échiquier, mais on voit qu’en définitive il tourne autour du noyau traumatique dont on peut remarquer qu’il est lui-même représenté par un cercle… vide. Jean Imbeault, dans L’événement et l’inconscient, a attiré l’attention sur cette particularité. En parlant du troisième type d’ordonnancement, il dit ceci:

« Ici l’idée d’un noyau traumatique (et de l’organisation qui en découle) prends-le pas sur la version “événementielle” de la théorie de la séduction. Freud entrevoit déjà très clairement que ce noyau n’est pas, comme il avait d’abord imaginé, un contenu thématique ; il faut plutôt le concevoir comme un lieu vide, le lieu d’un acte inaccompli dont la reconnaissance n’advient qu’après coup et par l’entremise d’une négation. N’est-ce pas là le plus pur condensé de la conception freudienne de l’inconscient? » (Imbeault, L’événement et l’inconscient, p. 34)

Quant à Freud, parlant du travail d’analyse tel que compris à l’aide de cette conception de l’organisation, il dit ceci:

« Si l’on se trouve devoir commencer une analyse de ce genre, où l’on est en droit de s’attendre à une telle organisation du matériel pathogène, on pourra tirer profit des résultats suivants de l’expérience : il n’y a aucune chance d’avancer directement jusqu’au noyau de l’organisation pathogène. Pourrait-on deviner soi-même ce noyau que le malade ne saurait que faire des élucidations fournies et ne serait pas psychiquement modifié par elles. [Il ne sert à rien de foncer en ligne droite.]

Et il poursuit :

Il ne reste plus qu’à se tenir d’abord à la périphérie de la formation psychique pathogène. [Position tangentielle de l’analyste] On commence par laisser le malade raconter ce qu’il sait et ce dont il se souvient, tout en dirigeant d’ores et déjà son attention et en surmontant des résistances relativement légères par l’application du procédé de pression.» (p. 318, italiques ajoutés et commentaires entre crochets: D.S.)

On voit ainsi Freud nous proposer une dissection psychique de l’organisation pathogène. Mais, au fait, pourquoi la considère-t-il comme un infiltrat plutôt que comme un corps étranger?

La réponse n’est peut-être pas évidente à prime abord, mais elle n’est pas très difficile à formuler non plus. Dans la longue citation où intervient la notion d’infiltrat, Freud explique d’abord ce que fait un corps étranger: la pathologie médicale montre qu’un corps étranger (p. ex., une écharde) entraîne une réponse défensive, inflammatoire, dans les tissus où il est implanté. Si on prélève un morceau de tissu inflammatoire et qu’on l’examine au microscope, on peut voir une démarcation assez nette entre l’intrus et l’organisme qui se défend contre lui. Dans ce cas, extirper le corps étranger est une manœuvre possible et nécessaire pour faire cesser la douleur et l’inflammation. Mais l’organisation pathologique que Freud a décrite minutieusement dans l’hystérie ne peut pas être un corps étranger parce que si d’une part elle est formée, comme dans la réaction inflammatoire, par la défense, cette fois c’est contre un souvenir traumatique et ce souvenir n’est pas un étranger, il été formé par la psyché atteinte par le traumatisme. Par conséquent, les deux parties qui constituent l’organisation pathologique appartiennent en propre au sujet, même si ce sujet n’en est pas conscient. On a même a vu, en suivant Imbeault, que le noyau traumatique qui serait théoriquement formé par le souvenir pathogène doit être conçu comme un centre vide qui ne peut être reconnu que dans l’après-coup. Le souvenir traumatique est donc lui-même un drôle de souvenir, « acte inaccompli » dit Imbeault.

Nous aurons à reparler de ce vide et de l’inaccompli. mais notons que, chez Freud en 1895, les choses ne  sont pas aussi claires. Celui-ci se contente de dire qu’on ne peut pas avancer directement jusqu’au noyau pathogène. Or il faut savoir qu’à cette époque, Freud croyait encore que l’on pouvait carrément se débarrasser de l’inconscient, conçu comme le résultat d’une fixation à un traumatisme… évitable (la séduction agie par un adulte sur un enfant). Néanmoins, on voit progressivement se former sous sa plume l’idée d’une organisation psychique dont l’universalité lui apparaîtra plus nettement avec l’étude analytique du rêve et la compréhension de ce qu’est le travail de rêve.

L’infiltrat, disais-je, est une forme particulière de l’entre-deux, puisqu’il n’est ni une interposition, ni un mixte. Il y a deux contributions venant de deux directions opposées, mais qui finissent par faire un seul infiltrat au sein duquel les frontières ne sont pas claires. Je cite Freud à nouveau:

« ...notre groupe psychique pathogène ne se laisse pas dégager du moi avec précision, ses strates externes se fondent de tout côté dans des éléments du moi normal, faisant à vrai dire tout autant partie ce dernier que de l'organisation pathogène. La limite entre les deux devient dans l’analyse purement conventionnelle, mise tantôt ici, tantôt là, ne se laissant à certains endroits pas même repérer. Les strates internes deviennent de plus en plus étrangères au moi, sans que pour autant la limite du pathogène ne se fasse où que ce soit visible. » (p. 317.)

Cela n’est pas sans évoquer quelque chose qui viendra plus tard sous la plume de Freud, mais cette fois à propos du travail du rêve, où l’on verra la quatrième composante de ce travail, appelée « élaboration secondaire », résulter de la contribution du moi au produit final, de sorte qu’au bout du compte il n’est pas facile de distinguer nettement entre la part qui revient au souhait inconscient et la part qui revient aux opérations défensives du moi.

À ce propos, d’ailleurs, j’aimerais attirer l’attention sur un fait qui peut facilement passer inaperçu. C’est que le diagramme proposé ci-dessus concernant l’architecture de l’organisation pathogène peut tout aussi bien être utilisé pour illustrer le travail d’interprétation du rêve, dans le va-et-vient entre récit du rêve et associations du rêveur. Pour cela il suffit d’inverser les choses: si on place le récit du rêve manifeste sur le cercle le plus interne (cercle hachuré vert), le cheminement va cette fois du centre vers la périphérie (mais notons qu’il peut aussi rebrousser chemin). Ici ce sont les rayons qui représentent un thème donné, de sorte que les associations qui vont d’une strate concentrique à l’autre le long d’un rayon (flèche droite rouge) illustrent le processus de condensation (associations par ressemblance), tandis que les sauts d’un croisement à l’autre (flèche brisée bleue) suivraient le processus de déplacement (associations par contiguïté). Notons que dans le cas du rêve aussi, le centre est vide: il s’agit de ce que Freud a appelé « l’ombilic du rêve ».
Associations.png
On voit ainsi une autre constante dans le mode de pensée de Freud, s’il est vrai que l’architecture de l’organisation pathogène dans l’hystérie peut aussi servir à illustrer l’architecture du rêve et/ou de son interprétation. Le rêve aussi, serait un infiltrat ! Ce qui donne raison à Freud, tout comme à Nietzsche, quand ils écrivent que nous sommes responsables de nos rêves (entendu : même si nous ne faisons pas exprès pour les rêver). La contribution simultanée du désir inconscient et du moi dans cette formation de compromis fait en sorte qu’il est difficile de trouver la ligne de démarcation entre les deux. Le rêveur a ce sentiment particulier que le rêve est bien à lui alors même qu’il lui semble venu d’ailleurs et qu’il n’y comprend rien.

Les diagrammes ci-dessus m’ont d’abord été inspirés par la lecture de L’interprétation du rêve. Je m’en servais quand j’enseignais la théorie freudienne du rêve à l’université. Ils m’étaient venus je ne sais comment, mais ils m’ont semblé encore mieux fondés lorsque j’ai réalisé qu’ils avaient une certaine ressemblance avec une tradition à la fois proche et éloignée de notre sujet d’études…

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